Le ratio de départ
Une cabine pour septante-cinq à cent visiteurs sur une manifestation courte. On descend à une pour soixante dès qu’il y a buvette, restauration, ou une durée supérieure à six heures — la consommation de boisson est le facteur qui fait bouger le chiffre, bien avant la jauge elle-même. Ces ratios valent pour un flux réparti. Sur un concert où tout le monde sort en même temps, c’est le pic qu’il faut couvrir, pas la moyenne.
L’urinoir, le meilleur rapport
Quatre places dans l’encombrement d’une cabine, pour une fraction du prix. Sur une fête avec buvette, il absorbe une part importante du flux et libère les cabines. Il ne remplace pas les cabines, il les décharge : le dimensionnement se fait toujours sur le nombre total, l’urinoir venant en complément.
La cabine accessible n’est pas optionnelle
Dès qu’une manifestation reçoit du public, une cabine accessible aux personnes à mobilité réduite est requise, et les communes le vérifient au moment de l’autorisation. Une par zone sanitaire : sur un site étendu, la placer à un seul endroit revient à ne pas la fournir. Et sur de l’herbe ou du gravier, il faut une plaque ou un platelage, sinon l’accessibilité est théorique.
Où les poser
C’est la question qu’on oublie. Quinze cabines, c’est environ vingt-deux mètres carrés au sol, plus un dégagement d’un mètre devant les portes. Le camion de vidange doit pouvoir approcher à moins d’une dizaine de mètres. Au-delà de huit cabines, deux groupes séparés fonctionnent mieux qu’une seule rangée : les files se répartissent et l’entretien est plus rapide.
Réserver tôt
De mai à septembre, le parc romand est très sollicité : festivals, fêtes de village, vendanges, désalpes se concentrent sur quatre mois. Trois à six semaines d’avance pour une manifestation ordinaire, davantage pour un week-end de forte affluence. En février, le même matériel se négocie sans tension.