Le critère qui tranche : le site, pas le budget

Le WC chimique utilise une cuve avec additif. Il est polyvalent, il se pose partout, et c’est le format le plus loué de Suisse romande. La toilette sèche fonctionne sans eau ni cuve. Ce n’est pas une préférence écologique : sur un périmètre de protection des eaux, sur un alpage, à proximité d’un captage ou d’un cours d’eau, c’est souvent la seule solution qu’une commune accepte. Le critère est réglementaire avant d’être esthétique.

Ce que change l’absence de vidange

Pas de cuve signifie pas de camion de service. Sur un chemin d’alpage où le véhicule de vidange ne monterait pas, c’est décisif — et cela supprime du même coup le poste transport récurrent. En contrepartie, la toilette sèche demande un réapprovisionnement en copeaux et une reprise des matières en fin de location. Sur une manifestation de plusieurs jours, l’entretien reste nécessaire, simplement d’une autre nature.

Le confort perçu

Sur un chantier, personne ne juge la cabine : on juge sa propreté. Sur une fête de village, une désalpe ou un mariage en domaine, le public la voit et l’organisateur en assume l’image. C’est là que la toilette sèche prend l’avantage : pas d’odeur d’additif, pas de cuve visible. Beaucoup d’organisateurs romands combinent les deux : des sèches en façade pour le public, des chimiques à l’arrière pour les équipes.

Et l’hiver

Une cuve non traitée gèle. Le WC chimique demande un additif antigel dès octobre, et le traitement n’est pas systématique : il se demande. La toilette sèche n’a pas ce problème — rien à geler. Sur un chantier d’altitude qui traverse l’hiver, c’est un argument qu’on oublie souvent de poser.